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dimanche 17 mai 2009
Qui sont les nouveaux proletaires : Tony Negri
Les concepts de peuple, de prolétariat et de classes sociales sont désormais caducs. Ils correspondaient à certaines réalités historiques, aujourd'hui disparues. L'idée de peuple était liée à l'Etat-nation, celle de prolétariat au développement de l'industrie au XIXe siècle. Or les Etats-nations sont affaiblis et l'exploitation de la force de travail a pris une forme différente. La principale nouveauté tient à l'essor du travail immatériel. Le secteur secondaire tend à disparaître, dans les pays capitalistes, au profit des services. A mesure que le travail devient cognitif, intellectuel, on ne peut plus le quantifier. Par exemple, votre photographe est en train de prendre des clichés, mais ce qu'il fait, qu'est-ce que cela vaut ? C'est peut-être beau, ou alors complètement raté. Comment mesurer et rémunérer cette activité ? L'incertitude domine pour l'ensemble du travail immatériel. Cette catégorie ne se réduit pas aux activités intellectuelles ou créatrices. Il faut aussi y inclure le secteur affectif, qui s'est considérablement développé. Il s'agit, par exemple, de l'infirmière qui s'occupe de ses patients, de l'hôtesse de l'air de ses passagers, de l'assistante sociale... Autrefois, l'exploitation capitaliste portait sur la force de travail brute des ouvriers et le lieu de cette exploitation était l'usine. Aujourd'hui, ce sont des aptitudes intellectuelles et des besoins affectifs qui sont exploités. Ce ne sont plus les usines, mais les métropoles – dans lesquelles vit désormais plus de la moitié de l'humanité – qui représentent le tissu productif. En un sens, l'exploitation telle que nous la vivons dans les métropoles contemporaines est pire que la précédente, car il n'y a jamais de repos. Quand vous travaillez avec votre intelligence ou vos affects, vous êtes de service vingt-quatre heures sur vingt-quatre . extrait de l'entretien accordé par Tony Negri à Philomag
dimanche 8 février 2009
Divers
Qu'est-ce c'est que la liberté : Il n'est de liberté que dans l'obéissance à une nécessite (Spinoza) Celui-là seul, ou cela seul, est libre qui consent à la force l'animant. Ainsi une pièce que l'on lance est-elle soumise à la gravitation universelle, à la loi des chutes des corps. Son mouvement, son ascendance, son ralentissement tout cela est nécessité contre laquelle on ne peut rien. Si maintenant nous dotons cette pierre d'une conscience nul doute qu'elle croira choisir son mouvement.
Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie. ( Stig Dagerman)
Car peu importe que je rencontre la beauté l’espace d’une seconde ou l’espace de cent ans. Non seulement la félicité se situe en marge du temps mais elle nie toute relation entre celui-ci et la vie. ( Stig Dagerman)
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